Revision : Cass. crim., 26 juin 1991, n° 90-83.185
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 juin 1991, 90-83.185, Publié au bulletin
Mots-clés
- Revision
- Cas
- Fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès
- Définition
- Complice condamné par jugement devenu définitif
- Auteur principal relaxé en appel
- Code de procédure pénale, article 4
- Annulation sans renvoi
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 90-83.185
- Publication
- Bulletin criminel 1991 N° 282 p. 717
- Solution
- Annulation sans renvoi
Référence
Cass. crim., 26 juin 1991, n° 90-83.185, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Revision ; Cas ; Fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès ; Définition ; Complice condamné par jugement devenu définitif ; Auteur principal relaxé en appel
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Constitue, au sens de l'article 622.4° du Code de procédure pénale, un fait nouveau, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité d'une personne condamnée pour complicité d'escroquerie par un jugement devenu définitif, la relaxe de l'auteur principal intervenue devant la cour d'appel, au motif que l'infraction n'était pas caractérisée en tous ses éléments matériels (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Annulation sans renvoi
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs :
ANNULE le jugement du tribunal correctionnel de Paris en date du 29 octobre 1986, dans ses dispositions tant pénales que civiles concernant X... ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 26 juin 1991.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1991 N° 282 p. 717
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 90-83.185
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Dans le même sens : Chambre criminelle, 1934-02-09 , Bulletin criminel 1934, n° 31, p. 71 (cassation) ; Chambre criminelle, 1985-11-14 , Bulletin criminel 1985, n° 357, p. 913 (cassation sans renvoi) ; Chambre criminelle, 1991-06-26 , Bulletin criminel 1991, n° 283, p. 718 (annulation sans renvoi) ; Chambre criminelle, 1991-06-26 , Bulletin criminel 1991, n° 284, p. 720 (annulation sans renvoi) ; Contra : Chambre criminelle, 1946-12-12 , Bulletin criminel 1946, n° 234, p. 365 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007065670.
Titrage officiel
REVISION - Cas - Fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès - Définition - Complice condamné par jugement devenu définitif - Auteur principal relaxé en appel
Sommaire officiel
Constitue, au sens de l'article 622.4° du Code de procédure pénale, un fait nouveau, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité d'une personne condamnée pour complicité d'escroquerie par un jugement devenu définitif, la relaxe de l'auteur principal intervenue devant la cour d'appel, au motif que l'infraction n'était pas caractérisée en tous ses éléments matériels (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 4 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 622 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 626 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 625 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Dans le même sens : Chambre criminelle, 1934-02-09 , Bulletin criminel 1934, n° 31, p. 71 (cassation) ; Chambre criminelle, 1985-11-14 , Bulletin criminel 1985, n° 357, p. 913 (cassation sans renvoi) ; Chambre criminelle, 1991-06-26 , Bulletin criminel 1991, n° 283, p. 718 (annulation sans renvoi) ; Chambre criminelle, 1991-06-26 , Bulletin criminel 1991, n° 284, p. 720 (annulation sans renvoi) ; Contra : Chambre criminelle, 1946-12-12 , Bulletin criminel 1946, n° 234, p. 365 (rejet).
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1ANNULATION sans renvoi sur la requête en révision présentée le 12 décembre 1989 formé par X... et tendant à l'annulation du jugement rendu le 29 octobre 1986 par le tribunal correctionnel de Paris (31e chambre).
2LA COUR,
3Vu la décision de la Commission de révision des condamnations pénales en date du 27 avril 1990 saisissant la Cour de Révision ;
4Vu les convocations régulièrement adressées aux parties ;
5Vu les articles 622 à 626 du Code de procédure pénale et notamment son article 622.4° ;
6Attendu que le dossier est en état ;
7Attendu que, par jugement du 29 octobre 1986, le tribunal correctionnel de Paris (31e chambre) a condamné X..., remisier, pour complicité du délit d'escroquerie commis par Y..., commissionnaire agréé à la Bourse de commerce de Paris, au préjudice de Z..., partie civile, à la peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis, ainsi qu'au paiement de dommages-intérêts ; que X... n'a pas interjeté appel de ce jugement qui est passé en force de chose jugée à son égard ;
8Attendu que Y..., condamné par le même jugement comme auteur principal de ce délit d'escroquerie, a, sur son appel, été relaxé au motif que l'infraction n'était pas caractérisée en ses éléments matériels, par un arrêt de la cour d'appel de Paris en date du 4 février 1988, qui a également débouté Z... de sa demande en réparation ;
9Attendu que la complicité par aide et assistance reprochée à X... supposant l'existence d'un fait principal punissable, la décision susvisée de la cour d'appel de Paris qui a acquis l'autorité de la chose jugée, constitue, au sens de l'article 622.4° du Code de procédure pénale, un fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ;
10Attendu qu'il convient, dès lors, de faire droit à la requête en révision en annulant le jugement rendu le 29 octobre 1986 par le tribunal correctionnel de Paris, dans ses dispositions tant pénales que civiles concernant X... ;
11Et attendu que l'annulation du jugement à l'égard de X... ne laissant rien subsister à sa charge qui puisse être qualifié crime ou délit, il y a lieu de statuer sans renvoi, conformément aux dispositions de l'article 625 du Code de procédure pénale ;
12Par ces motifs :
13ANNULE le jugement du tribunal correctionnel de Paris en date du 29 octobre 1986, dans ses dispositions tant pénales que civiles concernant X... ;
14DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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