Non representation d'enfant : Cass. crim., 8 mai 1979, n° 78-92.855
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 8 mai 1979, 78-92.855, Publié au bulletin
Mots-clés
- Non representation d'enfant
- Décision statuant sur la garde
- Modification
- Caractère immédiatement exécutoire
- Code civil, article 238
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 78-92.855
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 166 P. 469
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 8 mai 1979, n° 78-92.855, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Non representation d'enfant ; Décision statuant sur la garde ; Modification ; Caractère immédiatement exécutoire
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Il résulte du rapprochement des alinéas 7 et 8 de l'article 238 ancien du Code civil que le jugement modifiant ou maintenant les mesures provisoires au cours de l'instance en divorce, bénéficie, au même titre que l'ordonnance du magistrat conciliateur, et sans même qu'il soit besoin de le préciser, de l'exécution provisoire en raison du caractère d'urgence que présentent lesdites mesures. C'est ainsi que toute décision relative à la garde des enfants est, par nature, immédiatement exécutoire (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NIMES, EN DATE DU 7 JUILLET 1978, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI :
RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Code civil, article 238
- Ancien code pénal, article 357
- Code de procédure pénale, article 593
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 8 mai 1979.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 166 P. 469
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 78-92.855
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1975-06-26 Bulletin Criminel 1975 N. 168 p.465 (REJET) et l'arrêt cité . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1976-03-16 Bulletin 1976 II N. 109 p.83 (REJET) et l'arrêt cité.
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061571.
Titrage officiel
NON REPRESENTATION D'ENFANT - Décision statuant sur la garde - Modification - Caractère immédiatement exécutoire.
Sommaire officiel
Il résulte du rapprochement des alinéas 7 et 8 de l'article 238 ancien du Code civil que le jugement modifiant ou maintenant les mesures provisoires au cours de l'instance en divorce, bénéficie, au même titre que l'ordonnance du magistrat conciliateur, et sans même qu'il soit besoin de le préciser, de l'exécution provisoire en raison du caractère d'urgence que présentent lesdites mesures. C'est ainsi que toute décision relative à la garde des enfants est, par nature, immédiatement exécutoire (1).
Textes cités
- Code civil, article 238
- Ancien code pénal, article 357
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1975-06-26 Bulletin Criminel 1975 N. 168 p.465 (REJET) et l'arrêt cité . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1976-03-16 Bulletin 1976 II N. 109 p.83 (REJET) et l'arrêt cité.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE ;
2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 357 DU CODE PENAL ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, AINSI QUE DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 MODIFIEE, POUR DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DU DELIT DE NON-REPRESENTATION D'ENFANTS ;
3"AUX MOTIFS QU'APRES UN ARRET DU 10 DECEMBRE 1974 QUI AVAIT CONFIE LES ENFANTS A LA MERE, S... AVAIT CONTINUE A CONSERVER LES ENFANTS AVEC LUI, ET QU'IL Y AVAIT LIEU DE FAIRE UNE DISTINCTION ENTRE LES MESURES PROVISOIRES ET LES MESURES ACCESSOIRES D'UN JUGEMENT ;
4"ALORS QUE LE DEMANDEUR AVAIT OBTENU LA GARDE DES ENFANTS PAR JUGEMENT DU 15 MAI 1974, ET QUE CETTE MESURE ACCESSOIRE ETAIT CEPENDANT EXECUTOIRE PAR PROVISION, S'AGISSANT DE L'INTERET DES ENFANTS, ET QU'IL IMPORTAIT PEU, DANS CES CONDITIONS, QUE LE DEMANDEUR N'AIT PAS OBTENU, EN REFERE, CONFIRMATION DU CARACTERE EXECUTOIRE DE LA DECISION LUI CONFIANT SES ENFANTS, LA BONNE FOI DU DEMANDEUR RESULTANT DU SEUL FAIT QU'IL AVAIT OBTENU PAR JUGEMENT LA GARDE DE SES ENFANTS" ;
5VU LESDITS ARTICLES ;
6ATTENDU QU'IL RESULTE DU RAPPROCHEMENT DES ALINEAS 7 ET 8 DE L'ARTICLE 238 DU CODE CIVIL, DANS SA REDACTION APPLICABLE EN LA CAUSE, QUE LE JUGEMENT MODIFIANT OU MAINTENANT LES MESURES PROVISOIRES AU COURS DE L'INSTANCE BENEFICIE, AU MEME TITRE QUE L'ORDONNANCE DU MAGISTRAT CONCILIATEUR ET SANS MEME QU'IL SOIT BESOIN DE LE PRECISER, DE L'EXECUTION PROVISOIRE EN RAISON DU CARACTERE D'URGENCE QUE PRESENTENT LESDITES MESURES ;
7ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE, SUR L'INSTANCE EN DIVORCE DES EPOUX S..., UNE ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION, EN DATE DU 10 MAI 1972, A CONFIE LA GARDE DES ENFANTS A LEUR MERE, MARINETTE S... ; QUE, PAR JUGEMENT DU 15 MAI 1974, LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D'AVIGNON A PRONONCE LE DIVORCE AU PROFIT DE ALAIN S... ET LUI A ATTRIBUE LA GARDE DES ENFANTS ; QUE CETTE DECISION A ETE FRAPPEE D'APPEL ; QUE ALAIN S..., AYANT CONSERVE SES ENFANTS AVEC LUI A L'ISSUE DES VACANCES SCOLAIRES DE L'ETE 1974, A ETE POURSUIVI POUR NON-REPRESENTATION D'ENFANTS ; QU'EN CET ETAT, IL A SOUTENU POUR SA DEFENSE QUE LES DISPOSITIONS DU JUGEMENT PRECITE LUI CONFERANT LA GARDE DES ENFANTS CONSTITUAIENT DES MESURES PROVISOIRES EXECUTOIRES PAR PROVISION ;
8ATTENDU QUE POUR ECARTER CE MOYEN DE DEFENSE, LA COUR D'APPEL A DECLARE QUE LESDITES DISPOSITIONS PRESENTAIENT, AU CONTRAIRE, LE CARACTERE DE MESURES ACCESSOIRES DONT L'EXECUTION ETAIT SUSPENDUE PAR LES VOIES DE RECOURS ET LEUR DELAI D'EXERCICE ;
9MAIS ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE TOUTE DECISION RELATIVE A LA GARDE DES ENFANTS EST, PAR NATURE, IMMEDIATEMENT EXECUTOIRE, LES JUGES D'APPEL ONT MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELE ;
10PAR CES MOTIFS :
11CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NIMES, EN DATE DU 7 JUILLET 1978, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI :
12RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale