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Peines prononcées · Fiche 14.2

Non-respect des règles de conduite : peines prononcées en 2024

En 2024, 146 457 personnes ont été condamnées en France dans la catégorie « Non-respect des règles de conduite » de la fiche 14.2 « Contentieux routier » ; 10 944 d’entre elles ont eu pour peine principale un emprisonnement en tout ou partie ferme, d’un quantum ferme moyen de 5,85 mois (Références statistiques Justice 2025, fiche 14.2, tableau 6).

Le tableau « 4. Condamnations selon le type d'infraction » de la même fiche compte 146 542 condamnations prononcées en 2024 dont l’infraction principale relève de la ligne « Non-respect des règles de conduite ».

La figure « 5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024 » de la même fiche porte, pour « Non-respect des règles de conduite », les étiquettes 26,1 % de récidivistes légaux et 14 % de réitérants.

Quelles peines principales ont été prononcées en 2024, et pour quelle durée ?

6. Condamnations selon la peine principale en 2024Références statistiques Justice 2025, fiche 14.2, tableau 6

Non-respect des règles de conduite

  1. Total146 457
  2. Emprisonnement en tout ou partie ferme10 944
  3. Emprisonnement avec sursis total17 215
  4. Amende en tout ou partie ferme82 857
  5. Autres peines (hors dispenses de peine(1))35 441

Valeurs et cellules sources dans le tableau qui suit ; au clavier, les flèches parcourent les valeurs.

6. Condamnations selon la peine principale en 2024
Ligne du tableauNon-respect des règles de conduiteUnitéCellule
Total146 457personneD6
Emprisonnement en tout ou partie ferme
Effectif10 944personneD8
Quantum moyennon publié dans ce tableau
Quantum ferme moyen5,85moisD9
Emprisonnement avec sursis total
Effectif17 215personneD11
Quantum moyennon publié dans ce tableau
Amende en tout ou partie ferme
Effectif82 857personneD13
Montant médian400eurosD14
Autres peines (hors dispenses de peine(1))
Effectif35 441personneD16

Champ : France.

Source : ministère de la Justice, SG, SSER, fichier statistique du Casier judiciaire national des personnes physiques.

unité : personne, mois et euros

(1) les dispenses de peines sont au nombre de 324

Combien de condamnations selon le type d’infraction ?

4. Condamnations selon le type d'infraction
CondamnationsNon-respect des règles de conduiteUnitéCellule
Infractions principales · 2024146 542condamnationF10
Au moins une infraction(1) · 2024165 007condamnationG10

unité : condamnation et infraction

(1) une condamnation sanctionnant des infractions de types différents (par exemple une atteinte involontaire à la personne et une infraction papiers) sera comptabilisée dans chacun des types, mais ne sera comptée qu’une fois dans la ligne « Total »

Ce tableau compte des condamnations et non des personnes : ses chiffres ne se rapprochent pas de ceux du tableau 6.

Quelle proportion de condamnés était en récidive légale ou en réitération ?

5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024Références statistiques Justice 2025, fiche 14.2, figure 5, étiquettes relevées

Non-respect des règles de conduite

  1. Récidivistes légaux26,1 %
  2. Réitérants14 %

Valeurs et cellules sources dans le tableau qui suit ; au clavier, les flèches parcourent les valeurs.

5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024
Ligne du tableauNon-respect des règles de conduiteUnité
Récidivistes légaux26,1%
Réitérants14%

Ces valeurs sont les étiquettes imprimées par le producteur sur la figure : la feuille du fichier officiel ne contient aucune cellule de données. Elles sont relevées à la lecture, ni mesurées sur les barres ni estimées. Ce sont des proportions de condamnés, jamais des peines.

Étiquettes relevées le

Que désignent les termes de ces tableaux ?

Le contentieux routier est divisé en quatre groupes : • les atteintes involontaires à la personne : accident mortel ou blessures involontaires sous l’emprise ou non d’alcool et/ou stupéfiants ; • le non-respect des règles de conduite : conduite avec alcool ou stupéfiants, infraction à la vitesse ; • les infractions sur les « papiers » : défaut de permis de conduire, violation de la restriction aux droits de conduire, défaut de pièce administrative ou de plaques ; • les infractions visant à échapper au contrôle : délit de fuite, refus d’obtempérer, refus de vérification.

Personne condamnée
Personne qui a été poursuivie devant une juridiction pénale de jugement, qui a été reconnue coupable d’une ou plusieurs infractions, et qui s’est vue appliquer, sauf dispense, une ou plusieurs peines, sanctions ou mesures pénales.
Peine principale (définition statistique)
La peine principale est la peine la plus grave, hors dispense de peines, prononcée pour une infraction de la catégorie la plus grave, crime, délit ou contravention. En cas d’égalité, c’est la première peine citée sur la fiche du casier judiciaire qui constituera la peine principale. Toute peine autre que la peine principale est dite peine complémentaire. La notion de peine principale n’existe pas juridiquement. Elle est définie uniquement à des fins statistiques.
Emprisonnement
Peine privative de liberté encourue en matière de délit. L’échelle des peines d’emprisonnement encourues varie de deux mois à dix ans au plus. Le tribunal qui prononce une condamnation à l’emprisonnement peut ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de cette peine. Le sursis peut être simple, ou assorti du placement du condamné sous un régime de la mise à l’épreuve, remplacé depuis le 24 mars 2020 par le régime de la probation. Le sursis simple implique la suspension totale ou partielle de l’exécution de la peine. Il est révocable en cas de nouvelle condamnation dans un délai de cinq ans à une peine criminelle ou correctionnelle sans sursis. La condamnation est considérée comme non avenue si la révocation n’a pas lieu dans un délai de cinq ans. En cas de sursis probatoire, le condamné est soumis, en plus du sursis, à des mesures de surveillance, d’assistance et à des obligations particulières sous le contrôle du juge d’application des peines.
Amende
Peine qui consiste dans l’obligation imposée au condamné de payer une somme d’argent à l’état. Elle est applicable en atière criminelle (cas assez rare), correctionnelle et contraventionnelle (comme peine principale exclusive). L’amende peut être assortie du sursis sauf pour les contraventions des quatre premières classes.
Dispense de peine
Mesure par laquelle le tribunal correctionnel ou de police qui a retenu la culpabilité du mis en cause décide de ne pas prononcer de sanction lorsqu’il apparaît que son reclassement est acquis, que le dommage causé est réparé et que le trouble résultant de l’infraction a cessé. Si les conditions prévues sont seulement en voie de réalisation, il peut y avoir ajournement du prononcé de la peine et renvoi à une audience ultérieure, de façon à permettre l’application, le cas échéant, de la dispense de peine.
Récidive légale
Situation d’un délinquant condamné pour une première infraction (premier terme de la récidive) et qui en commet une ou plusieurs autres (second terme de la récidive). En matière correctionnelle, le premier terme de la récidive doit être un délit, et le deuxième terme le même délit, ou un délit assimilé par la loi, commis dans le délai de cinq ans. En matière criminelle, le premier terme de la récidive doit être un crime ou un délit puni de dix ans d’emprisonnement, et le deuxième terme doit être un crime. La récidive fait encourir le double des peines prévues (ou la perpétuité pour un crime puni de vingt ou trente ans de réclusion). Elle est inscrite au casier judiciaire.
Réitération
Il y a réitération d’infractions pénales lorsqu’une personne a déjà été condamnée définitivement pour un crime ou un délit et commet une nouvelle infraction qui ne répond pas aux conditions de la récidive légale.

Définitions reprises des feuilles « Définitions » de la fiche 11.6 « Peines prononcées » et de la fiche de la catégorie, Références statistiques Justice 2025.

Comment lire ces chiffres ?

  • Ces chiffres décrivent les personnes condamnées et les condamnations prononcées en France en 2024 dans une catégorie statistique du ministère de la Justice. Ils ne mesurent ni la probabilité d’être poursuivi, ni la probabilité d’être condamné, ni la peine d’une personne déterminée.
  • Les valeurs reproduites sont celles des tableaux et figures du ministère : aucune part, aucun pourcentage et aucune moyenne n’est recalculé sur cette page.
  • Une catégorie du ministère réunit plusieurs infractions et des situations de gravité différente.
  • « Quantum » : durée de la peine prononcée ; le tableau l’exprime en mois.

Quels parcours pénaux relèvent de cette catégorie ?

Chaque parcours porte sur une rubrique statistique détaillée du ministère de la Justice. Le rattachement d’une rubrique à la catégorie de la fiche repose sur leurs libellés : les deux nomenclatures ne se superposent pas nécessairement.

Quels articles ces parcours citent-ils ?

Aucun article cité par ces parcours n’a encore de page sur ce site.

D’où viennent ces chiffres ?

Producteur
Ministère de la Justice — SG — SSER
Publication
Références statistiques Justice 2025
Fiche
14.2 · Contentieux routier
Date du document
Date de publication
Fichier lu le
Licence
Licence Ouverte / Etalab lorsque précisée par le producteur
Fichier ODS
Stat_RSJ_pénal 14_2 2024.ods (128 031 octets)
SHA-256 : 37ba530bc099a74ff3e9ee9c3b1f21c34d8ddaa96df79fe92b96a2161884e51a

Fichier officiel

Voir aussi