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Statistiques pénales · Fiche 11.2

Traitement des mis en cause par les parquets

Publication
Références statistiques Justice 2026
Producteur
Ministère de la Justice — SG — SSER
Édition
2026
Année d’observation
2025
Années des tableaux
2025
Unité
mis en cause-affaire

1. Mis en cause dans les affaires traitées par les parquets en 2025

unité : mis en cause-affaire

1 917 263mis en cause dans les affaires traitées en 2025
703 828mis en cause dans les affaires non poursuivables0,367100392590896
431 621infractions insuffisamment caractérisées
78 711absences d'infraction
89 253défauts d'élucidation
72 003extinctions de l'action publique
21 698irresponsabilités
6 151dont irresponsabilités pour trouble psychique
10 064irrégularités de la procédure
478immunités
1 213 435mis en cause dans les affaires poursuivables0,632899607409103
148 315mis en cause dont l'affaire a fait l'objet d'un classement pour inopportunité des poursuites0,122227395781397
47 928recherches infructueuses
66 387préjudices ou troubles causés par l'infraction peu importants
7 153régularisations d'office
6 913désistements du plaignant
6 968motifs liés à la victime
8 999carences du plaignant
3 967états mentaux déficients
1 065 120mis en cause ayant fait l'objet d'une réponse pénale0,877772604218603
317 464mis en cause ayant fait l'objet d'une mesure alternative réussie (hors composition pénale exécutée)0,298054679284963
111 652régularisations ou indemnisations
92 077autres suites de nature non pénale
31 107avertissements pénaux probatoires
20 192plaignants désintéressés sur demande du parquet
16 949orientations vers une structure sanitaire et sociale
4 490médiations
21 143réparations
739injonctions thérapeutiques
4 607transactions
7 320interdictions
7 171assistances éducatives
17conventions judiciaires d’intérêt public exécutées
82 888mis en cause ayant fait l'objet d'une composition pénale exécutée0,0778203394922638
664 768mis en cause ayant fait l'objet d'une poursuite0,624124981222773
Tribunal correctionnel =555 471
129 344comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité
37 141convocations sur procès-verbal du procureur
99 278convocations par officier de police judiciaire
7 549citations directes
215 248ordonnances pénales
59 372comparutions immédiates
7 539comparutions à délai différé
Juge des enfants =45 956
Tribunal de police =28 352
Juge d'instruction =34 989

2. Taux de réponse pénale et taux de poursuite des mis en cause poursuivables en 2025 par grande catégorie de nature d'affaire principale

unité : mis en cause-affaire

(1) taux de poursuite : correspond au nombre de mis en cause poursuivis sur le nombre de mis en cause auquel une réponse pénale a été apportée (procédures alternatives réussies, compositions pénales réussies et poursuites)

Aucune cellule de tableau dans cette feuille du fichier officiel.

Définitions

Seules les mesures alternatives et les compositions pénales réussies sont comptabilisées dans cette fiche. En cas d’échec, les affaires sont réorientées vers une poursuite, et c’est celle-ci qui est comptabilisée. À compter de 2017, en raison d’évolutions législatives, les mesures de transaction sont considérées comme des mesures alternatives. Auparavant, les auteurs faisant l’objet de ces mesures étaient non poursuivables.

Mis en cause
On considère ici, sans remise en cause de la présomption d’innocence, qu’un mis en cause est une personne physique ou morale qui est mise en cause dans une procédure judiciaire pour avoir commis ou tenté de commettre une infraction. Cette infraction peut être un crime, un délit ou une contravention.
Mis en cause-affaire
Les données présentées dans cette fiche sont en unité de compte mis en cause-affaire : un auteur concerné par plusieurs affaires sera comptabilisé autant de fois qu'il y a d'affaires.
Affaire non-poursuivables
Affaire traitée par le parquet qui a été classée sans suite parce que les poursuites étaient impossibles, soit pour un motif de fait (mis en cause inconnu par exemple), soit pour un motif de droit (absence d’infraction par exemple).
Affaire non enregistrée
affaire peu grave et dont l’auteur est inconnu qui donne lieu à un classement sans suite sans être enregistrée par le parquet dans le logiciel de gestion des affaires pénales. Le programme Procédure pénale numérique, qui a vocation à dématérialiser les pièces de procédure du dossier, permet dorénavant l’enregistrement automatique des affaires non enregistrées, également appelées « petits x », dans le logiciel de gestion. Le déploiement de ce programme, initié en février 2021, se poursuit depuis, et devrait s’achever fin 2024.
Infraction insuffisamment caractérisée
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que les circonstances de l’infraction sont indéterminées ou que les preuves de sa commission sont insuffisantes.
Absence d’infraction
motif de classement sans suite fondé sur le fait qu’aucune infraction n’est relevée dans la plainte, la dénonciation ou dans les procès-verbaux de Police.
Extinction de l’action publique
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’action publique ne peut plus être exercée du fait de son extinction. Les causes d’extinction de l’action publique sont variées : décès de l’auteur, prescription, abrogation de la loi pénale, chose jugée, amnistie, etc.
Défaut d’élucidation ou mis en cause inconnu
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur de l’infraction n’a pas été identifié.
Irresponsabilité
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur de l’infraction ne peut être poursuivi en raison de son irresponsabilité pénale résultant soit d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes, soit d’une cause objective (autorisation de la loi, commandement de l’autorité légitime, légitime défense ou état de nécessité), soit encore d’une cause subjective (contrainte ou erreur de droit).
Irrégularité de la procédure
motif de classement sans suite fondé sur le fait qu’après analyse de la procédure, le parquet relève une irrégularité (le plus souvent relative aux conditions de l’interpellation ou du contrôle d’identité).
Immunité
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur d’une infraction ne peut être poursuivi en raison d’un obstacle prévu par la loi (ex : le vol entre époux ne peut pas être poursuivi, c’est l’« immunité familiale »)
Non-lieu à assistance éducative
motif de classement sans suite fondé sur le fait qu’il ne paraît pas nécessaire au procureur de la République de saisir le juge des enfants en l’absence de danger concernant un enfant mineur
Non-discernement mineur
est capable de discernement le mineur qui a compris et voulu son acte et qui est apte à comprendre le sens de la procédure pénale dont il fait l’objet. Le Code de la justice pénale des mineurs, en vigueur depuis le 30 septembre 2021, instaure une présomption de non-discernement pour les mineurs de moins de treize ans.
Affaire poursuivable
Affaire traitée par le parquet dans laquelle il n’existe aucun motif de fait ou de droit rendant impossible la poursuite devant une juridiction pénale. Une affaire poursuivable peut donner lieu à un classement sans suite pour inopportunité aux poursuites, à une alternative aux poursuites dont à une composition pénale, ou à une poursuite.
Inopportunité des poursuites
Décision du procureur de la république de ne pas poursuivre un mis en cause dans une affaire poursuivable pour un motif tenant à l’intérêt de la société, de la loi ou de la justice ou pour un motif d’équité.
Recherche infructueuse
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’enquête n’a pas permis de localiser l’auteur de faits dont le peu de gravité ne justifie pas de recherches plus développées.
Désistement du plaignant
motif de classement sans suite fondé sur le fait que la victime a retiré sa plainte.
État mental déficient du mis en cause
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur de l’infraction est atteint d’un trouble psychique ou neuro-psychique sans que la preuve de son irresponsabilité pénale soit rapportée.
Carence du plaignant
motif de classement sans suite fondé sur le fait que la victime ne répond pas aux demandes de précisions ou de production de pièces qui lui sont faites.
Responsabilité de la victime
motif de classement sans suite fondé sur le fait que la victime a, par son comportement, contribué à la commission de l’infraction dont elle se plaint.
Victime désintéressée d’office
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur a indemnisé la victime de sa propre initiative.
Régularisation d’office
motif de classement sans suite fondé sur le fait que l’auteur s’est mis en conformité avec la loi de sa propre initiative.
Préjudice ou trouble peu important
motif de classement en opportunité lié à la faiblesse du préjudice subi par la victime ou, en l’absence de victime, de la faible gravité des faits. Instance : terme
Alternative aux poursuites
Mesure décidée par le procureur de la république à l’égard du mis en cause dans une infraction, le but d’assurer la réparation du dommage causé à la victime, de mettre fin au trouble résultant de l’infraction ou de contribuer au reclassement du mis en cause des faits sans engager de poursuites contre lui. En cas d’exécution de la mesure, la procédure est classée sans suite. Elle n’est pas inscrite au casier judiciaire national. En cas de non-exécution, le procureur de la république met en œuvre une composition pénale ou engage des poursuites.
Composition pénale
Alternative aux poursuites « renforcée ». Elle consiste en une ou plusieurs des mesures énumérées à l’article 41-2 du code de procédure pénale (par exemple, verser une amende de composition pénale au trésor public, remettre au greffe du tribunal son permis de conduire pour une durée maximale de six mois, ou suivre un stage ou une formation) proposée par le procureur de la république, acceptée par l’auteur de l’infraction et validée par le président du tribunal. Depuis la loi du 25 mars 2019, la validation n’est plus exigée, lorsque pour un délit puni d’une peine d’emprisonnement inférieure ou égale à trois ans, la proposition de composition porte sur une amende n’excédant pas trois mille euros ou sur la confiscation de la chose ayant servi à commettre l’infraction et dont la valeur n’excède pas trois mille euros. En cas d’exécution, la composition pénale éteint l’action publique. Elle est inscrite au casier judiciaire national. En cas d’échec, le procureur de la république engage des poursuites. L’article 59 de la loi du 23 mars 2019 a étendu cette procédure aux personnes morales.
Réparation pour un mineur
Motif de classement sans suite fondé sur la réparation mise en œuvre en application de l’article 12-1 alinéa 1 de l’ordonnance du 2 février 1945 sur l’enfance délinquante jusqu’au 30 septembre 2021 et, depuis, par les articles L 422-1 et L 422-2 du Code de la justice pénale des mineurs (CJPM).
Médiation
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que le rapprochement, sous l’égide d’un tiers mandaté par le procureur, entre l’auteur et la victime de l’infraction a abouti à un accord amiable.
Injonction thérapeutique
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que le mis en cause s’est soumis à l’injonction thérapeutique de l’article l3423-1 du code de la santé publique. Cet article prévoit que le procureur de la république peut enjoindre à la personne ayant fait un usage illicite de stupéfiants ou une consommation habituelle et excessive d’alcool de se soumettre à une mesure d’injonction thérapeutique prenant la forme d’une mesure de soins ou de surveillance médicale. Cet article dispose en outre que l’action publique n’est pas exercée à l’encontre de la personne qui se soumet à la mesure d’injonction thérapeutique qui lui est ordonnée et la suit jusqu’à son terme.
Plaignant désintéressé sur demande du parquet
Motif de classement sans suite fondé sur l’indemnisation ou la réparation du préjudice de la victime par l’auteur de l’infraction, à la demande du procureur de la république.
Régularisation sur demande du parquet
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que le mis en cause s’est mis en conformité avec la loi à la demande du procureur de la république.
Avertissement pénal probatoire
Depuis le 1er janvier 2023, l’avertissement pénal probatoire s’est substitué au rappel à la loi. ll est adressé à l’auteur de l’infraction qui a reconnu sa culpabilité, un avertissement pénal probatoire lui rappelant les obligations résultant de la loi ou du règlement ainsi que les peines encourues et lui indiquant que cette décision est revue en cas de commission d’une nouvelle infraction dans un délai de deux ans ; ce délai est fixé à un an en matière contraventionnelle. Cet avertissement ne peut être adressé que par le procureur de la république ou son délégué ; il ne peut intervenir à l’égard d’une personne qui a déjà été condamnée ou à la suite d’un délit de violences contre les personnes ou d’un délit commis contre une personne dépositaire de l’autorité publique ou investie d’un mandat électif public. Lorsque l’infraction a causé un préjudice à une personne physique ou morale, l’avertissement ne peut intervenir que si le préjudice a déjà été réparé ou s’il est également fait obligation à l’auteur de réparer le dommage.
Orientation vers une structure sanitaire, sociale, professionnelle
Motif de classement sans suite fondé sur le fait que le mis en cause a pris attache avec un centre spécialisé pour essayer de neutraliser certains facteurs ayant contribué à la commission de l’infraction (alcoolisme, toxicomanie, etc.) ou a accompli à ses frais un stage ou une formation en lien avec l’infraction commise.
Sanction non pénale
Motif de classement sans suite fondé sur le fait qu’une réponse autre que pénale a été apportée à l’infraction (par exemple : les sanctions de faillite personnelle ou d’interdiction de gérer prononcées par les tribunaux de commerce dans le cadre des procédures de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire).
Stage de lutte contre le sexisme et de sensibilisation à l’égalité femmes / hommes
Nouveau motif de classement depuis le 10 avril 2021 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
Interdiction de paraître
En vigueur depuis le 25 mars 2019 qui permet de demander à l’auteur des faits de ne pas paraître, pour une durée qui ne saurait excéder six mois, dans un ou plusieurs lieux déterminés dans lesquels l’infraction a été commise ou dans lesquels réside la victime.
Interdiction de résider ou de paraître au domicile/résidence du couple
En cas d’infraction commise soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire, le procureur peut demander à l’auteur des faits de résider hors du domicile ou de la résidence du couple et, le cas échéant, de s’abstenir de paraître dans ce domicile ou cette résidence ou aux abords immédiats de celui-ci pendant une durée qu’il fixe et qui ne peut excéder six mois
Interdiction de rencontrer, de recevoir ou d’entrer en relation
(en vigueur depuis le 10 avril 2021) pour une durée qui ne peut excéder six mois, la ou les victimes de l’infraction désignées par le procureur de la république ou le ou les coauteurs ou complices éventuels désignés par le procureur de la république
S’acquitter d’une contribution citoyenne auprès d’une association d’aide aux victimes
Motif de classement depuis le 10 avril 2021 permettant de demander à l’auteur des faits de s’acquitter d’une contribution citoyenne auprès d’une association d’aide aux victimes. Le montant de cette contribution, qui ne peut excéder le montant prévu au premier alinéa de l’article 131-13 du Code pénal, est fixé par le procureur de la République en fonction de la gravité des faits ainsi que des ressources et des charges de l’auteur des faits.
Répondre à une convocation en vue de conclure une transaction
Mesure introduite le 10 avril 2021 permettant de demander à l’auteur des faits de répondre à une convocation du maire en vue de conclure une transaction.

Modes de poursuites du parquet

À l’instruction

Réquisitoire introductif
Acte par lequel le procureur de la république demande au juge d’instruction d’informer sur une affaire. Ce mode de poursuite est obligatoire en matière criminelle. À l’issue de l’information, s’il existe des charges suffisantes contre la personne mise en examen, le juge d’instruction rend une ordonnance de renvoi (en matière correctionnelle ou de police) ou de mise en accusation (en matière criminelle) saisissant la juridiction compétente pour la juger.

Devant le tribunal correctionnel

Comparution immédiate
Modalité de saisine du tribunal correctionnel permettant au procureur de la république de traduire sur-le-champ devant le tribunal un auteur d’une infraction qui lui a été au préalable déféré, c’est-à-dire conduit sous escorte de police au tribunal à la fin de sa garde à vue. Cette procédure de jugement accélérée est possible si les charges réunies sont suffisantes, que l’affaire est en état d’être jugée et que le maximum de l’emprisonnement prévu par la loi est au moins égal à deux ans (sans excéder sept ans) ou, en cas de flagrant délit, au moins égal à six mois.
Convocation par procès-verbal
Mode de poursuite par lequel le procureur de la république invite l’auteur d’une infraction déféré devant lui à comparaître devant le tribunal correctionnel (pour les majeurs), le juge des enfants ou le tribunal pour enfants (pour les mineurs) en lui notifiant les faits retenus à son encontre ainsi que le lieu, la date et l’heure de l’audience. Cette notification est mentionnée au procès-verbal dont copie est remise sur-le-champ à l’auteur de l’infraction.
Convocation par officier de police judiciaire (COPJ)
Convocation remise, sur instruction du procureur de la république, par un officier ou un agent de police judiciaire, un greffier ou le chef d’un établissement pénitentiaire, à l’auteur de l’infraction et l’invitant à se présenter devant le tribunal pour y être jugé. La convocation énonce le fait poursuivi, vise le texte de loi qui le réprime et indique le tribunal saisi, le lieu, la date et l’heure de l’audience.
Citation directe
Acte du commissaire de justice par lequel le ministère public, la victime partie civile ou une administration (en matière fiscale, douanière et rurale) demande à l’auteur d’une infraction de se présenter directement devant le tribunal correctionnel ou le tribunal de police pour répondre d’un délit ou d’une contravention. Elle énonce le fait poursuivi, vise le texte de loi qui le réprime et indique le tribunal saisi, le lieu, la date et l’heure de l’audience.
Ordonnance de renvoi (art. 179-2 du CPP)
À l’issue de l’information judiciaire, le juge d’instruction rend une ordonnance de renvoi (en matière de délit ou de contravention) lorsqu’il existe des charges suffisantes contre la personne mise en examen d’avoir commis les faits qui lui sont reprochés.
Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)
Il s’agit d’un mode de poursuite simplifié. Le procureur de la république peut proposer à tout auteur majeur d’une infraction qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés d’exécuter une ou plusieurs des peines encourues. Cette procédure est applicable aux délits sauf exceptions prévues par la loi (cf. article 495-7 du code de procédure pénale). En cas d’acceptation des peines proposées, le procureur de la république saisit le juge pour homologuer les peines acceptées. L’ordonnance d’homologation a les effets d’un jugement de condamnation. Elle est inscrite au casier judiciaire national
comparution à délai différé
En vigueur depuis le 25 mars 2019, est un mode de saisine du tribunal correctionnel quand l’affaire n’est pas en état d’être jugée selon la procédure de comparution immédiate car certains actes déterminants pour l’enquête pénale (test adn, analyses toxicologiques, exploitation téléphoniques, etc.) ne sont pas obtenus à la fin de la garde à vue. Le procureur doit saisir le juge des libertés et de la détention (jld) pour prendre des mesures garantissant la présence du prévenu à l’audience (contrôle judiciaire, assignation à résidence avec surveillance électronique ou détention provisoire).
Ordonnance pénale
En matière délictuelle et contraventionnelle, le procureur de la république peut décider de recourir à la procédure simplifiée de l’ordonnance pénale. Pour ce faire, il communique la procédure et ses réquisitions au président du tribunal correctionnel pour les délits, ou au président du tribunal de police pour les contraventions. Le président ou son délégué peut statuer sans débat préalable par une ordonnance pénale portant relaxe ou condamnation à une amende ainsi que, le cas échéant, à une ou plusieurs des peines complémentaires encourues.

Au tribunal de police

Convocation par officier de police judiciaire (COPJ)
cf. supra
Citation directe
cf. supra
Ordonnance de renvoi (art. 179-2 du CPP)
cf. supra

Source

Producteur
Ministère de la Justice — SG — SSER
Publication
Références statistiques Justice 2026
Date de publication
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Licence
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Fichier PDF
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Tableau reproduit tel que publié par le producteur, sans résumé ni commentaire.

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