Action civile : Cass. crim., 27 septembre 1989, n° 89-80.636
Cour de cassation, Chambre criminelle, du 27 septembre 1989, 89-80.636, Inédit
Mots-clés
- Action civile
- Partie civile
- Recevabilité
- Préjudice indirect
- Assureur de la victime demandant le remboursement des sommes versées en vertu du contrat d'assurance (non)
- Code de procédure pénale, article 2
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 89-80.636
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 27 sept. 1989, n° 89-80.636, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Action civile ; Partie civile ; Recevabilité ; Préjudice indirect ; Assureur de la victime demandant le remboursement des sommes versées en vertu du contrat d'assurance (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
null
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 27 septembre 1989.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 89-80.636
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007535827.
Titrage officiel
ACTION CIVILE - Partie civile - Recevabilité - Préjudice indirect - Assureur de la victime demandant le remboursement des sommes versées en vertu du contrat d'assurance (non).
Sommaire officiel
null
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 2 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
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Texte intégral
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1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice, à PARIS, le vingt-sept septembre mil neuf cent quatre vingt neuf, a rendu l'arrêt suivant :
2Sur le rapport de M. le conseiller ZAMBEAUX, les observations de Me BLANC, avocat en la Cour et les conclusions de M. l'avocat général RABUT ;
3Statuant sur le pourvoi formé par :
4LA CAISSE REGIONALE DE REASSURANCES MUTUELLES AGRICOLES DE L'EST, partie civile,
5contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de NANCY en date du 20 décembre 1988 qui, dans l'information suivie contre Michel X..., inculpé de falsification de chèques et usage de chèques falsifiés, faux en écriture de commerce, a confirmé l'ordonnance du juge d'instruction déclarant sa constitution de partie civile irrecevable ;
6Vu le mémoire produit ;
7Vu l'article 575 alinéa 2, 2° du Code de d procédure pénale ;
8Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 2 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale,
9"en ce que l'arrêt attaqué a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de la CRRMA de l'Est qui, à la suite d'un incendie, avait versé à son assurée, la société Marchal, une indemnité pour pertes d'exploitation, calculée à partir de la comptabilité de la société, qui s'est ultérieurement révélée erronée en raison des détournements de fonds et des faux en écritures commis par le comptable, X..., poursuivi de ces chefs ; "aux motifs que le droit d'exercer l'action civile devant les juridictions répressives n'appartient qu'à ceux qui ont personnellement et directement souffert du dommage causé par l'infraction et que le préjudice éventuellement subi par la CRRMA de l'Est du fait des agissements délictueux de l'inculpé ne peut qu'être indirect ; "alors, d'une part, qu'en jugeant que la CRRMA de l'Est n'avait pas personnellement et directement souffert du dommage causé par les infractions reprochées à X..., la cour d'appel a violé l'article 2 du Code de procédure pénale ; "alors d'autre part, qu'en tout état de cause, la cour d'appel ne pouvait, sans priver sa décision de base légale se borner à affirmer que le préjudice subi par la CRRMA de l'Est ne pouvait qu'être indirect, sans nullement justifier une telle affirmation" ;
10Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que X... est poursuivi pour avoir imité sur des chèques la signature du responsable de la société Marchal qui l'employait, fait encaisser à son profit les chèques falsifiés et passé de fausses écritures comptables pour dissimuler les détournements réalisés ;
11Que, faisant valoir qu'elle pouvait être amenée à rembourser à la société Marchal, sa cliente, des pertes d'exploitation qui seraient en rapport avec les agissements de l'inculpé, la caisse régionale de réassurances mutuelles de l'Est s'est constituée partie civile contre X... ;
12Attendu que, pour déclarer cette constitution d de partie civile irrecevable, la chambre d'accusation, après avoir rappelé les termes de l'article 2 alinéa 2 du Code de procédure pénale, en déduit que n'est pas recevable la constitution de partie civile de l'assureur de la victime en vue d'obtenir le remboursement des sommes versées par lui en vertu du contrat d'assurance, le préjudice invoqué n'étant que la conséquence du contrat conclu entre les parties ;
13Qu'ainsi, en constatant que le préjudice éventuellement subi par la partie civile ne pouvait être qu'indirect, la chambre d'accusation, contrairement à ce qui est allégué, a sans insuffisance ni erreur de droit, justifié sa décision et que le moyen ne saurait être accueilli ;
14REJETTE le pourvoi ;
15Condamne la demanderesse aux dépens ;
16Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;
17Où étaient présents :
18MM. Le Gunehec, président, Zambeaux conseiller rapporteur, Diémer, Malibert, Guth, Milleville, Guilloux, Massé conseillers de la chambre, Pelletier, Mme Guirimand conseillers référendaires, M. Rabut avocat général, Mme Patin greffier de chambre.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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