Abus de confiance : Cass. crim., 10 avril 1995, n° 94-84.680
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 10 avril 1995, 94-84.680, Inédit
Mots-clés
- Abus de confiance
- Détournement
- Intention frauduleuse
- Appréciation souveraine des juges du fond
- Code pénal, article 314-1
- Code de procédure pénale, article 485
- Code de procédure pénale, article 512
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 94-84.680
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 10 avr. 1995, n° 94-84.680, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Abus de confiance ; Détournement ; Intention frauduleuse ; Appréciation souveraine des juges du fond
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
À quelles infractions les textes cités par cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation se rattachent-ils ?
- Abus de confiance (numéro d’infraction NATINF 58)
- Recel de bien obtenu a l'aide d'un abus de confiance (numéro d’infraction NATINF 498)
- Abus de confiance par personne faisant appel au public (numéro d’infraction NATINF 1792)
- Abus de confiance par personne recouvrant des fonds ou des valeurs pour le compte de tiers (numéro d’infraction NATINF 10829)
- Abus de confiance par mandataire de justice en raison de sa qualite ou dans ses fonctions (numéro d’infraction NATINF 10830)
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 10 avril 1995.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 94-84.680
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007553662.
Titrage officiel
ABUS DE CONFIANCE - Détournement - Intention frauduleuse - Appréciation souveraine des juges du fond.
Textes cités
- Code pénal, article 314-1 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 485 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 512 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
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Texte intégral
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1AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
2LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le dix avril mil neuf cent quatre vingt quinze, a rendu l'arrêt suivant :
3Sur le rapport de M. le conseiller ROMAN, les observations de Me Le PRADO, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général DINTILHAC ;
4Statuant sur le pourvoi formé par :
5- le PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D'APPEL DE METZ, contre l'arrêt de ladite cour d'appel, chambre correctionnelle, en date du 27 juillet 1994, qui, dans la procédure suivie contre Pierre X... du chef d'abus de confiance, a renvoyé le prévenu des fins de la poursuite ;
6Vu les mémoires produits en demande et en défense ;
7Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 314-1 du Code pénal, 485, 512, 593 du Code de procédure pénale, défaut ou insuffisance de motifs, manque de base légale ;
8"en ce que l'arrêt attaqué a relaxé X... des fins de la poursuite, au motif que l'élément intentionnel du délit d'abus de confiance n'était pas établi, en faisant valoir la mauvaise organisation du service dont X... avait la charge, résultant du défaut de registre des mandats perçus par celui-ci, les nombreux maniements de fonds assurés par le prévenu et les appréciations positives portées jusqu'ici sur ce fonctionnaire ;
9"alors que l'élément intentionnel du délit d'abus de confiance, caractérisé chez son auteur par sa volonté d'appropriation, doit se déduire des seules circonstances de fait et non de considérations sans rapport direct avec les agissements incriminés" ;
10Attendu que Pierre X... est poursuivi pour avoir détourné plusieurs mandats postaux qu'il avait perçus en sa qualité de vaguemestre du tribunal de grande instance et qui ne sont pas parvenus aux services destinataires ;
11Attendu que, pour infirmer le jugement de condamnation rendu par le tribunal correctionnel et renvoyer le prévenu des fins de la poursuite, les juges du second degré énoncent que, s'il a reconnu avoir encaissé cinq sommes sans les remettre à leurs destinataires alors qu'il en avait reçu mandat, cette rétention ne constitue le délit d'abus de confiance qu'autant que son auteur a agi avec une intention frauduleuse ;
12Qu'ils ajoutent que la mauvaise organisation du service, caractérisée notamment par l'absence de registre des mandats perçus par le vaguemestre à la poste et de reçus des sommes reversées par lui et par l'existence de mentions erronées sur certains états fournis par les services du tribunal, "les nombreux maniements d'argent de X... et sa très bonne notation empêchent la Cour d'être convaincue que le prévenu ait voulu s'approprier personnellement l'argent en cause" ;
13Attendu qu'en l'état de ces énonciations procédant de son appréciation souveraine des faits, la cour d'appel a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;
14D'où il suit que le moyen ne peut être admis ;
15Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
16REJETTE le pourvoi ;
17Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;
18Où étaient présents : M. Gondre conseiller doyen, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Roman conseiller rapporteur, MM. Schumacher, Pibouleau, Grapinet conseillers de la chambre, M. de Mordant de Massiac, Mme Mouillard, MM. Poisot, de Larosière de Champfeu conseillers référendaires, M. Dintilhac avocat général, Mme Mazard greffier de chambre ;
19En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ; 1
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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