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Contributions indirectes : Cass. crim., 31 octobre 1973, n° 73-90.597

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 31 octobre 1973, 73-90.597, Publié au bulletin

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
73-90.597
Publication
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 396 P. 973
Solution
Cassation partielle Cassation

Référence

Cass. crim., 31 oct. 1973, n° 73-90.597, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Contributions indirectes ; Procédure ; Juridictions correctionnelles ; Citation ; Constatations se référant au Procès-verbal ; Faits non visés dans la citation mais résultant du procès-verbal ; Nécessité pour les juges de procéder à leur examen

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

En matière de contributions indirectes, la citation qui se réfère aux faits constatés par le procès-verbal saisit la juridiction correctionnelle de toutes les infractions qui paraissent résulter de ce procès-verbal (1). Sur l'appel de l'Administration fiscale, la Cour d'appel est tenue de statuer sur le tout, même si en première instance ladite administration n'avait conclu que sur une seule infraction (2).

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Cassation partielle Cassation

Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?

PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET PRECITE DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS, EN DATE DU 7 DECEMBRE 1972 EN CELLES DE SES DISPOSITIONS PAR LESQUELLES IL A REFUSE DE STATUER SUR LES DEMANDES DE L'ADMINISTRATION TENDANT A LA CONDAMNATION DU PREVENU POUR OPERATIONS DE CHAPTALISATION MULTIPLES, TOUTES AUTRES DISPOSITIONS DUDIT ARRET ETANT EXPRESSEMENT MAINTENUES ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LES LIMITES DE LA CASSATION AINSI PRONONCEE : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS

Lire le texte intégral

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 31 octobre 1973.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 396 P. 973

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 73-90.597

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-07-22 Bulletin Criminel 1964 N. 245 P. 524 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1966-04-22 Bulletin Criminel 1966 N. 123 P. 271 (REJET). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1967-11-29 Bulletin Criminel 1967 N. 307 P. 715 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1969-12-22 Bulletin Criminel 1969 N. 354 P. 849 (CASSATION). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1962-01-10 Bulletin Criminel 1962 N. 24 P. 44 (REJET). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-07-22 Bulletin Criminel 1964 N. 245 P. 524 (CASSATION). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1967-11-29 Bulletin Criminel 1967 N. 307 P. 715 (CASSATION). (1) Arrêts groupés : Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1973-10-31 (CASSATION PARTIELLE) Direction générale des Impôts N. 73-90.302.

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057525.

Titrage officiel

CONTRIBUTIONS INDIRECTES - Procédure - Juridictions correctionnelles - Citation - Constatations se référant au Procès-verbal - Faits non visés dans la citation mais résultant du procès-verbal - Nécessité pour les juges de procéder à leur examen.

Références de titrage : * CONTRIBUTIONS INDIRECTES - Procédure - Appel correctionnel - Appel de la Régie - Citation en première instance se référant aux faits constatés dans le procès-verbal - Conclusions de la Régie sur une seule infraction - Nécessité pour les juges d'appel de statuer sur toutes les infractions résultant du procès-verbal.

Sommaire officiel

En matière de contributions indirectes, la citation qui se réfère aux faits constatés par le procès-verbal saisit la juridiction correctionnelle de toutes les infractions qui paraissent résulter de ce procès-verbal (1). Sur l'appel de l'Administration fiscale, la Cour d'appel est tenue de statuer sur le tout, même si en première instance ladite administration n'avait conclu que sur une seule infraction (2).

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Rapprochements officiels

(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-07-22 Bulletin Criminel 1964 N. 245 P. 524 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1966-04-22 Bulletin Criminel 1966 N. 123 P. 271 (REJET). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1967-11-29 Bulletin Criminel 1967 N. 307 P. 715 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1969-12-22 Bulletin Criminel 1969 N. 354 P. 849 (CASSATION). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1962-01-10 Bulletin Criminel 1962 N. 24 P. 44 (REJET). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-07-22 Bulletin Criminel 1964 N. 245 P. 524 (CASSATION). (2) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1967-11-29 Bulletin Criminel 1967 N. 307 P. 715 (CASSATION). (1) Arrêts groupés : Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1973-10-31 (CASSATION PARTIELLE) Direction générale des Impôts N. 73-90.302.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1CASSATION PARTIELLE SUR LE POURVOI DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS, CHAMBRE DES APPELS CORRECTIONNELS, EN DATE DU 7 DECEMBRE 1972, QUI A RELAXE X... (PIERRE) DE CERTAINS CHEFS D'INFRACTIONS FISCALES ET N'A PAS FAIT DROIT A L'INTEGRALITE DES DEMANDES DE L'ADMINISTRATION LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE;

2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 388, 485, 509, 512, 550 ET SUIVANTS, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 422, 1791, 1794-4EME DU CODE GENERAL DES IMPOTS;

3ENSEMBLE VIOLATION DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE N'A PAS STATUE SUR LES NOUVELLES INFRACTIONS DE SUCRAGE IRREGULIER;

4QUI DECOULAIENT, AU RESULTAT DE L'APPRECIATION DES FAITS A LAQUELLE SE SONT LIVRES LES JUGES DU FOND, DES ENONCIATIONS DU PROCES-VERBAL;

5AU MOTIF QUE LA COUR N'AVAIT PLUS, EN L'ETAT, COMPETENCE POUR SE PRONONCER A CET EGARD;

6ALORS QUE L'ASSIGNATION DELIVREE AU PREVENU SUR ET AUX FINS DU PROCES-VERBAL SAISIT LE JUGE CORRECTIONNEL - ET NOTAMMENT DU SECOND DEGRE - DE TOUTES LES INFRACTIONS QUI PARAISSENT EN RESULTER;

7QUE TEL ETAIT LE CAS DES NOUVELLES CONTRAVENTIONS DE SUCRAGE SANS DECLARATION APPARUES AU TERME DES DEBATS ET QUE LA COUR AVAIT DONC A LA FOIS LE POUVOIR ET L'OBLIGATION DE PRONONCER LESDITES CONTRAVENTIONS ";

8VU LESDITS ARTICLES;

9ATTENDU QU'EN MATIERE DE CONTRIBUTIONS INDIRECTES, LA CITATION QUI SE REFERE AUX FAITS CONSTATES PAR LE PROCES-VERBAL SAISIT LA JURIDICTION CORRECTIONNELLE DE TOUTES LES INFRACTIONS QUI PARAISSENT RESULTER DE CE PROCES-VERBAL;

10QUE, SUR L'APPEL DE L'ADMINISTRATION, LA COUR D'APPEL EST TENUE DE STATUER SUR LE TOUT MEME SI, EN PREMIERE INSTANCE, LADITE ADMINISTRATION N'AVAIT CONCLU QUE SUR UNE SEULE INFRACTION;

11ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE X... EST POURSUIVI A LA REQUETE DE L'ADMINISTRATION DES IMPOTS POUR : 1ERE DEFAUT DE DECLARATION DE SUCRAGE DE VENDANGES PAR UTILISATION DE 216 KG DE SUCRE AYANT SERVI A CHAPTALISER 108 HL DE VINS;

122EME POUR RECEPTION SANS ACQUIT-A-CAUTION DE CETTE QUANTITE DE SUCRE ET, 3EME POUR DETENTION SANS DECLARATION PREALABLE DE CETTE MEME QUANTITE;

13ATTENDU QU'APRES AVOIR DECLARE LE PREVENU COUPABLE DE LA PREMIERE DE CES TROIS INFRACTIONS FISCALES, LA COUR D'APPEL L'A RELAXE DES DEUX DERNIERS CHEFS DE PREVENTION EN ENONCANT QUE CEUX-CI NE REPOSAIENT QUE SUR UNE DEDUCTION DE L'ADMINISTRATION SELON LAQUELLE, SI LA CHAPTALISATION DES VINS AVAIT EU LIEU, C'ETAIT PARCE QUE X... S'ETAIT, A UN MOMENT DONNE, PROCURE ET AVAIT DETENU LA QUANTITE TOTALE DE 216 KG DE SUCRE QU'IL AVAIT VERSEE DANS SES FUTAILLES;

14QUE, SI LOGIQUE QU'ELLE APPARAISSE, CETTE DEDUCTION N'APPORTAIT PAS LA PREUVE, EN L'ABSENCE DE TOUTE CONSTATATION DANS LE PROCES-VERBAL, BASE DE LA POURSUITE, QUE LE PREVENU AIT JAMAIS RECU ET DETENU, EN UNE SEULE FOIS, UNE QUANTITE DE SUCRE EGALE OU SUPERIEURE A 25 KG, QUANTITE POUR LAQUELLE OU AU-DESSUS DE LAQUELLE SONT EXIGES DES ACQUITS-CAUTION ET UNE DECLARATION PREALABLE AU BUREAU DES IMPOTS;

15ATTENDU QUE REPONDANT, EN OUTRE, AUX CONCLUSIONS REPRISES AU MOYEN PAR LESQUELLES L'ADMINISTRATION FAISAIT VALOIR QU'AU CAS OU LA COUR D'APPEL ESTIMERAIT, COMME LES PREMIERS JUGES, QUE LES DEUX CHEFS DE PREVENTION CI-DESSUS VISES NE SONT PAS ETABLIS, ELLE ETAIT ALORS TENUE DE PRONONCER AUTANT DE CONDAMNATIONS QU'IL Y AVAIT EU D'OPERATIONS ILLICITES DE SUCRAGE, C'EST-A-DIRE, AU MOINS NEUF, L'ARRET ENONCE QUE " S'IL PLAIT A L'ADMINISTRATION DE FAIRE REPROCHE A X... D'AVOIR MULTIPLIE CES OPERATIONS LA COUR N'A PLUS COMPETENCE EN L'ETAT POUR SE PRONONCER SUR CE POINT ";

16ATTENDU QU'EN REFUSANT AINSI DE STATUER SUR LES DEMANDES DE L'ADMINISTRATION, ALORS QUE CELLES-CI ETAIENT FONDEES SUR DES INFRACTIONS FISCALES PARAISSANT RESULTER DU PROCES-VERBAL, BASE DE LA POURSUITE, LA COUR D'APPEL A MECONNU LE PRINCIPE RAPPELE CI-DESSUS;

17QUE L'ARRET ENCOURT DONC LA CASSATION DE CE CHEF;

18PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET PRECITE DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS, EN DATE DU 7 DECEMBRE 1972 EN CELLES DE SES DISPOSITIONS PAR LESQUELLES IL A REFUSE DE STATUER SUR LES DEMANDES DE L'ADMINISTRATION TENDANT A LA CONDAMNATION DU PREVENU POUR OPERATIONS DE CHAPTALISATION MULTIPLES, TOUTES AUTRES DISPOSITIONS DUDIT ARRET ETANT EXPRESSEMENT MAINTENUES ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LES LIMITES DE LA CASSATION AINSI PRONONCEE : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
73-90.597
Publication
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 396 P. 973
Solution
Cassation partielle Cassation

Référence

Cass. crim., 31 oct. 1973, n° 73-90.597, publié au Bulletin

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