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Cass. crim., 23 septembre 2008, n° 08-80.748

Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 23 septembre 2008, 08-80.748, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
08-80.748
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 23 sept. 2008, n° 08-80.748, inédit

Questions traitées

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 23 septembre 2008.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 08-80.748

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000019659859.

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - X... Thierry, contre l'arrêt n° 721 de la cour d'appel de POITIERS, chambre correctionnelle, en date du 14 décembre 2007, qui, pour contravention à la police de l'eau, l'a condamné à 500 euros d'amende ; Vu le mémoire produit ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure, qu'en application de la procédure simplifiée des articles 524 et suivants du code de procédure pénale, le ministère public a, le 3 novembre 2006, fait citer Thierry X... devant le tribunal de police pour avoir, le 15 juillet 2005 à 6 heures 30, enfreint les dispositions de l'arrêté n° 05-2248 du 12 juillet 2005 du préfet de Charente-Maritime prolongeant, à compter du 14 juillet 2005, les interdictions concernant tout prélèvement en eau d'irrigation dans le bassin du Mignon ; que le prévenu, relaxé par le premier juge, au motif que la preuve de la publication de l'arrêté préfectoral n'était pas rapportée, a été condamné en appel ; En cet état : Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 1, 3 et 6 du décret n° 92-1041 du 24 septembre 1992, L. 211-3 du code de l'environnement, 7, 9, 427, 485, 591 et 593 du code de procédure pénale ; "en ce que l'arrêt infirmatif attaqué a déclaré Thierry X... coupable de la contravention d'usage d'eau contraire à limitation ou suspension prescrite ; "alors qu'en toutes matières, il appartient au ministère public d'établir que l'action publique n'est pas atteinte par la prescription de l'action publique, laquelle constitue une exception d'ordre public qui doit être relevée d'office par le juge et peut être invoquée pour la première fois devant la Cour de cassation ; qu'en l'espèce, il résulte des mentions du jugement (page 2) que les faits visés à la prévention ont été constatés le 15 juillet 2005, tandis que la citation a été signifiée à Thierry X... par acte d'huissier du 3 novembre 2006 ; qu'ainsi, en déclarant Thierry X... coupable des faits visés à la prévention qui, s'agissant d'une contravention, sont soumis à la prescription d'un an prévue à l'article 9 du code de procédure pénale, quoique plus d'une année se soit écoulée entre la constatation des faits et la citation du prévenu, et sans constater l'accomplissement d'un acte interruptif de prescription entre ces deux dates, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale" ; Attendu que l'arrêt et les pièces de procédure mettent la Cour de cassation en mesure de s'assurer que la prescription de l'action publique a été interrompue par les réquisitions du ministère public prises en application de l'article 525 du code de procédure pénale et la décision du juge de lui renvoyer le dossier aux fins de poursuites dans les formes ordinaires ; D'où il suit que le moyen ne peut qu'être écarté ; Sur le second moyen de cassation, pris de la violation des articles 1, 3, 5 et 6 du décret n° 92-1041 du 24 septembre 1992, 111-5 du code pénal, L. 211-3 du code de l'environnement, 7, 9, 427, 485, 591 et 593 du code de procédure pénale ; "en ce que l'arrêt infirmatif attaqué a déclaré Thierry X... coupable de la contravention d'usage d'eau contraire à limitation ou suspension prescrite et de l'avoir condamné à la peine de 500 euros d'amende ; "aux motifs qu'il résulte des pièces versées au dossier de la cour que la préfecture de la Charente-Maritime a satisfait aux prescriptions de publicité visées à l'article 5 du décret du 24 septembre 1992 de l'arrêté du 12 juillet 2005 suspendant l'usage de l'eau ; que cet arrêté a été diffusé pour affichage à la mairie de Cramchaban comme en fait foi l'attestation d'affichage de cet arrêté signé par le maire et que deux journaux, Le Littoral et Sud-Ouest, diffusés dans le département, en ont fait mention de manière apparente, en reproduisant, chacun sur une page entière, le communiqué préfectoral accompagnant l'arrêté ; la cour, tout en regrettant que ces pièces n'aient pas été produites en première instance, considère, à l'inverse du premier juge, que cet arrêté est donc opposable au prévenu, Thierry X... ; que sur le deuxième moyen, la cour observe que l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2005 interdit tout prélèvement 24 h / 24 h dans le bassin du Mignon et qu'en conséquence, l'infraction reprochée au prévenu est bien matériellement constituée (arrêt, page 4) ; "1) alors que les juridictions pénales sont compétentes pour apprécier la légalité des actes administratifs, réglementaires ou individuels, lorsque, de cet examen, dépend la solution du procès pénal qui leur est soumis ; que les actes réglementaires pris par l'autorité préfectorale ne deviennent obligatoires qu'après avoir été portés à la connaissance des personnes qu'ils concernent dans les formes prévues par les lois et règlements ; qu'en se bornant à énoncer que l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2005 restreignant l'usage de l'eau a été diffusé pour affichage à la mairie de Cramchaban comme en fait foi l'attestation d'affichage signé par le maire de cette commune, pour en déduire que cet arrêté est opposable au prévenu, sans répondre au chef péremptoire des conclusions d'appel de Thierry X... (page 2), qui faisait valoir que cette attestation indiquait seulement que l'arrêté litigieux « a été apposé sur le panneau d'affichage de la mairie dès réception », de sorte qu'en cet état, et faute d'indication de la date à laquelle l'acte avait été reçu en mairie, rien ne permettait de vérifier si, au moment de la commission des faits visés à la prévention, soit le 15 juillet 2005 à 6 heures 30, l'arrêté préfectoral avait déjà été reçu et publié en mairie et si, par conséquent, il avait été régulièrement porté à la connaissance du prévenu, la cour d'appel a violé l'article 593 du code de procédure pénale ; "2) alors qu'en se bornant à indiquer que deux journaux, Le Littoral et Sud-Ouest, diffusés dans le département, ont fait mention de l'arrêté litigieux de manière apparente, en reproduisant, chacun sur une page entière, le communiqué préfectoral accompagnant l'arrêté, pour en déduire que ledit arrêté est opposable au prévenu, sans préciser la date de parution des journaux reproduisant le communiqué préfectoral ni, partant, vérifier si cette parution était antérieure aux faits visés à la prévention, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale" ; Attendu que, pour déclarer l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2005 opposable au prévenu, l'arrêt se fonde sur l'attestation d'affichage établie par le maire de Cramchaban et constate que le communiqué préfectoral d'accompagnement a été publié dans deux journaux locaux ; Attendu qu'en l'état de ces énonciations, d'où il se déduit que les formalités de publicité prescrites par l'article 5 du décret du 24 septembre 1992, devenu l'article R. 211-70 du code de l'environnement ont été accomplis antérieurement à la constatation de l'infraction, la cour d'appel a justifié sa décision ; Que, dès lors, le moyen ne peut être admis ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Farge conseiller le plus ancien faisant fonction de président en remplacement du président empêché, Mme Agostini conseiller rapporteur, M. Blondet conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Randouin ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
08-80.748
Solution
Rejet

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Cass. crim., 23 sept. 2008, n° 08-80.748, inédit

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