(sur le second moyen) SOCIETE : Cass. crim., 5 mai 1999, n° 98-81.108
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 mai 1999, 98-81.108, Inédit
Mots-clés
- (sur le second moyen) SOCIETE
- Société par actions
- Redressement judiciaire
- Administrateur de la société
- Commissaire à l'exécution du plan
- Malversation
- Eléments constitutifs
- Faits commis dans "son intérêt"
- Nécessité
- Code civil, article 1134
- Code civil, article 1382
- Code civil, article 1985
- Code civil, article 25
- Ancien code pénal, article 408
- Code de procédure pénale, article 460
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 98-81.108
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 5 mai 1999, n° 98-81.108, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
(sur le second moyen) SOCIETE ; Société par actions ; Redressement judiciaire ; Administrateur de la société ; Commissaire à l'exécution du plan ; Malversation ; Eléments constitutifs ; Faits commis dans "son intérêt" ; Nécessité
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
null
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Code civil, article 1134
- Code civil, article 1382
- Code civil, article 1985
- Code civil, article 25
- Ancien code pénal, article 408
- Code de procédure pénale, article 460
- Code de procédure pénale, article 512
- Code de procédure pénale, article 513
- Code pénal, article 314-1
- Code de procédure pénale, article 2
- Code de procédure pénale, article 3
- Code de procédure pénale, article 388
- Code de procédure pénale, article 485
- Code pénal, article 314-4
À quelles infractions les textes cités par cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation se rattachent-ils ?
- Abus de confiance (numéro d’infraction NATINF 58)
- Recel de bien obtenu a l'aide d'un abus de confiance (numéro d’infraction NATINF 498)
- Abus de confiance par personne faisant appel au public (numéro d’infraction NATINF 1792)
- Abus de confiance par personne recouvrant des fonds ou des valeurs pour le compte de tiers (numéro d’infraction NATINF 10829)
- Abus de confiance par mandataire de justice en raison de sa qualite ou dans ses fonctions (numéro d’infraction NATINF 10830)
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 5 mai 1999.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 98-81.108
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007580182.
Titrage officiel
(sur le second moyen) SOCIETE - Société par actions - Redressement judiciaire - Administrateur de la société - Commissaire à l'exécution du plan - Malversation - Eléments constitutifs - Faits commis dans "son intérêt" - Nécessité.
Sommaire officiel
null
Textes cités
- Code civil, article 1134
- Code civil, article 1382
- Code civil, article 1985
- Code civil, article 25
- Ancien code pénal, article 408
- Code de procédure pénale, article 460 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 512 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 513 · sur ce site
- Code pénal, article 314-1 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 2 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 3 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 388 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 485 · sur ce site
- Code pénal, article 314-4 · sur ce site
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Texte intégral
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1AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
2LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de justice à PARIS, a rendu l'arrêt suivant :
3Statuant sur le pourvoi formé par :
4- X... Pierre, partie civile,
5contre l'arrêt de la cour d'appel de DOUAI, chambre correctionnelle, en date du 6 novembre 1997, qui, après relaxe de Pierre-Honoré Y... des chefs d'abus de confiance par mandataire de justice et malversation, l'a débouté de ses demandes ;
6La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 10 mars 1999 où étaient présents dans la formation prévue à l'article L.131-6, alinéa 4, du Code de l'organisation judiciaire : M. Gomez président, Mme de la Lance conseiller rapporteur, M. Schumacher conseiller de la chambre ;
7Avocat général : M. Géronimi ;
8Greffier de chambre : Mme Daudé ;
9Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire de la LANCE, les observations de Me THOUIN-PALAT, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général GERONIMI ;
10Vu le mémoire produit ;
11Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 460, 512 et 513 du Code de procédure pénale ;
12"en ce que l'arrêt ne mentionne pas que, lors de l'audience des débats du 2 octobre 1997, la parole a été donnée à Pierre X..., partie civile comparante ; l'arrêt mentionne, de façon contradictoire, d'une part que, lors de cette audience, le prévenu était absent, d'autre part qu'il a été entendu en ses interrogatoire et moyens de défense, et qu'il a eu la parole en dernier ;
13"alors que tout jugement ou arrêt doit faire preuve à soi seul de sa régularité ; qu'en l'état des mentions de l'arrêt, il n'est pas possible de savoir si les prescriptions des textes susvisés ont été respectées" ;
14Attendu que l'arrêt attaqué mentionne que le prévenu intimé n'était pas comparant mais représenté par son avocat et que la partie civile appelante était comparante, puis que le prévenu a été entendu en ses interrogatoire et moyens de défense et a eu la parole en dernier et enfin, que "les parties en cause ont eu la parole dans l'ordre prévu par les articles 513 et 460 du Code de procédure pénale" ;
15Attendu que de telles mentions impliquent que la partie civile, partie appelante, a été entendue et qu'il en est de même du prévenu ou de son avocat ; que la contradiction dans les mentions concernant le prévenu ne saurait, en tout état de cause, entraîner l'annulation de la décision dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle ait porté atteinte aux intérêts du demandeur, partie civile ;
16D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
17Sur le second moyen de cassation, pris de la violation des articles 207 de la loi du 25 janvier 1985, 1134, 1382 du Code civil, 2, 3, 388, 485 et 512 du Code de procédure pénale ;
18"en ce que l'arrêt attaqué, qui a prononcé la relaxe de Pierre-Honoré Y... a, en conséquence, débouté Pierre X..., partie civile, de sa demande tendant à voir condamner ledit prévenu à lui verser diverses sommes à titre de dommages-intérêts ;
19"aux motifs que "Pierre X... entend demander l'application de l'article 207 de la loi du 25 janvier 1985 en tronquant cette disposition des termes "dans son intérêt" ; or, l'interprétation de la loi pénale est stricte ; chaque terme employé dans sa rédaction est important et ne peut être omis ; en l'espèce, Pierre X... a reconnu que Pierre-Honoré Y... n'avait pas agi "dans son intérêt" ; il ne saurait y avoir matière à condamnation dès lors que l'un des éléments constitutifs de l'infraction fait défaut ;
20Pierre-Honoré Y... sera relaxé et Pierre X... débouté de sa demande en dommages-intérêts" (arrêt p. 4 9 à 12) ;
21"1 ) alors que le juge ne peut prononcer une décision de relaxe, qu'à la condition d'avoir vérifié que les faits dont il est saisi ne sont constitutifs d'aucune infraction ; qu'en se bornant à déclarer inapplicables en la cause les dispositions de l'article 207 de la loi du 25 janvier 1985, sans avoir recherché si les faits dénoncés par Pierre X... n'étaient pas susceptibles de revêtir une qualification pénale autre que celle d'abus de confiance par mandataire de justice en raison de sa qualité ou de ses fonctions, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
22"2 ) alors que le juge doit statuer sur tous les chefs de prévention dont il est saisi ; que, tant dans les citations qu'il avait fait délivrer à Me Pierre-Honoré Y..., que dans ses conclusions d'appel, Pierre X... avait fait valoir que ledit prévenu s'était notamment rendu coupable du délit d'abus de confiance prévu et réprimé par les articles 408 de l'ancien Code pénal et 314-1 et suivants du Code pénal ; qu'en omettant de se prononcer du chef de cette infraction, la cour d'appel a, une nouvelle fois, violé les textes susvisés ;
23"3 ) alors que, à aucun moment, dans ses écritures de procédure et notamment d'appel, Pierre X... n'avait reconnu que Me Pierre-Honoré Y... n'avait pas agi "dans son intérêt" ; qu'en déclarant le contraire, la cour d'appel a dénaturé les termes clairs et précis des écritures qui lui avaient été soumises par ladite partie civile, violant ainsi l'article 1134 du Code civil" ;
24Attendu qu'il résulte des pièces de procédure que Pierre X..., gérant de la société Le Nord-Sud, reprochant à Pierre-Honoré Y... des fautes et négligences dans l'accomplissement de ses missions d'administrateur de cette société, puis de commissaire à l'exécution du plan, a fait citer directement celui-ci devant le tribunal correctionnel, en sa qualité d'administrateur judiciaire, sous la prévention du délit de malversation, prévu et puni par l'article 207 de la loi du 25 janvier 1985, texte qui "fait référence à l'article 408 du Code pénal, articles 314-1 à 314-4 du nouveau Code pénal" ;
25Attendu que, pour relaxer le prévenu et débouter la partie civile de ses demandes, les juges du second degré relèvent que Pierre X... a reconnu que les fautes et négligences qu'il impute au prévenu n'ont pas profité directement à ce dernier ; qu'ils retiennent que l'article 207 précité prévoyant, pour que le délit soit constitué, que l'administrateur ait commis les faits reprochés "dans son intérêt", l'un des éléments constitutifs de l'infraction fait défaut ;
26Attendu qu'en l'état de ces énonciations, la cour d'appel, qui n'était saisie que de faits de malversation attribués à un administrateur dans le cadre du redressement judiciaire d'une société sans qu'aucun détournement ne soit allégué, a, par une appréciation souveraine des faits et circonstances de la cause et des éléments de preuve soumis au débat contradictoire, justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;
27Que, dès lors, le moyen doit être rejeté ;
28Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
29REJETTE le pourvoi ;
30Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le cinq mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ;
31En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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