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Instruction : Cass. crim., 24 mars 1998, n° 97-83.699

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 24 mars 1998, 97-83.699, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
97-83.699
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 24 mars 1998, n° 97-83.699, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Instruction ; Ordonnances ; Ordonnance de refus d'informer ; Faits ne pouvant admettre aucune qualification pénale ; Contestation d'un rapport d'expertise en matière civile

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

À quelles infractions les textes cités par cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation se rattachent-ils ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 24 mars 1998.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 97-83.699

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007568736.

Titrage officiel

INSTRUCTION - Ordonnances - Ordonnance de refus d'informer - Faits ne pouvant admettre aucune qualification pénale - Contestation d'un rapport d'expertise en matière civile.

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

2LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingt-quatre mars mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit, a rendu l'arrêt suivant :

3Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire BATUT, les observations de la société civile professionnelle Le BRET et LAUGIER, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général AMIEL ;

4Statuant sur le pourvoi formé par :

5- FOURNIE Max, partie civile, contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de TOULOUSE, en date du 10 juin 1997, qui a confirmé l'ordonnance du juge d'instruction refusant d'informer sur sa plainte déposée contre personne non dénommée pour infractions aux articles 434-9, 434-13, 434-20 et 441-4 du Code pénal ;

6Vu l'article 575, alinéa 2, 1 , du Code de procédure pénale ;

7Vu les mémoires ampliatif et personnel produits ;

8Sur le premier moyen de cassation proposé par le mémoire personnel pris de la violation des articles 197 du Code de procédure pénale et 6.3 de la Convention européenne des droits de l'homme ;

9Attendu que l'article 197 du Code de procédure pénale n'autorise la communication du dossier qu'aux seuls avocats des parties ;

10Que, dès lors, le moyen, qui invoque par ailleurs la violation d'un texte conventionnel inapplicable à la partie civile, doit être écarté ;

11Sur le deuxième moyen de cassation proposé par le mémoire personnel pris de la violation des articles 434-20 et 441-1 du Code pénal et 593 du Code de procédure pénale ;

12Sur le troisième moyen de cassation proposé par le mémoire personnel pris de la violation des articles 121-3 du Code pénal et 593 du Code de procédure pénale ;

13Sur le moyen unique de cassation, proposé par le mémoire ampliatif pris de la violation des articles 575, paragraphe 1, ensemble 85, 86, alinéa 3, 204 et 593 du Code de procédure pénale, L. 434-9, L. 434-13, L. 434-14, L. 434-20, L. 441-4 du nouveau Code pénal, 1382 du Code civil, défaut et contradiction de motifs, manque de base légale ;

14"en ce que l'arrêt attaqué a confirmé en toutes ses dispositions l'ordonnance de refus d'informer ;

15"aux motifs que l'ordonnance entreprise ne relate que les griefs exposés dans la plainte tendant à critiquer les mentions d'un rapport d'expertise en matière civile établi par Jean Bouche dans une instance pendante devant la cour d'appel de Toulouse;

16qu'aucune infraction n'est dénoncée, et les faits ne revêtent aucune qualification pénale;

17que Max Y... n'apporte aucun élément de nature à contredire les termes de cette ordonnance;

18qu'au surplus, il résulte de l'arrêt rendu le 3 juin 1996 par la cour d'appel de Toulouse qu'il a été répondu, de manière détaillée, à toutes les critiques développées par Max Y... à l'encontre du rapport d'expertise Bouche;

19que le rapport d'expertise a été homologué sans qu'à aucun moment Jean X... n'ait évoqué l'existence d'une plainte pénale qui aurait pu ralentir le cours de cette procédure ;

20"alors, d'une part, que Max Y... avait invoqué dans sa plainte à l'encontre de Jean Bouche, expert, divers faits susceptibles de constituer les infractions de faux témoignages par personne ayant prêté serment, de falsification des données ou résultats de l'expertise et de faux;

21qu'en s'abstenant de toute explication sur lesdits griefs et de préciser les faits dénoncés par la partie civile, la chambre d'accusation n'a pas mis le juge de cassation en mesure d'exercer le contrôle institué par l'article 575-1° du Code de procédure pénale sur le refus d'informer opposé à la partie civile ;

22"alors, d'autre part, que le dépôt de la plainte pénale par Max Y... est postérieur à l'arrêt de la Cour de Toulouse du 3 juin 1996, de sorte qu'en se référant à ce seul arrêt afin de décider que les faits dénoncés par Max Y... n'admettaient aucune qualification pénale, l'arrêt attaqué n'a pas donné de base légale à sa décision" ;

23Les moyens étant réunis ;

24Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de la procédure que, par lettre du 20 juin 1996, critiquant les conclusions du rapport déposé par un expert dans une instance civile à laquelle il est partie, Max Y... a déposé plainte avec constitution de partie civile contre personne non dénommée "pour infractions aux articles 434-9-13-20 et 441-1 du nouveau Code pénal et, ou tous autres délits ou infractions qui pourraient apparaître en cours d'instruction" ;

25Attendu que, pour confirmer l'ordonnance du juge d'instruction disant n'y avoir lieu à informer, rendue après audition de l'intéressé, qui a refusé de préciser les termes de sa plainte, la chambre d'accusation retient notamment, par motifs adoptés, que celle-ci, qui se borne à contester le contenu d'un rapport d'expertise en matière civile, ne dénonce aucune infraction et que les faits relatés ne revêtent aucune qualification pénale ;

26Attendu qu'en l'état de ces seules énonciations, la chambre d'accusation a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;

27D'où il suit que les moyens, inopérants pour le surplus, ne peuvent être admis ;

28Sur la demande de Max Y... tendant à ce qu'il lui soit alloué par la Cour de Cassation la somme de 15 000 francs au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale :

29Attendu que les dispositions de ce texte ne concernent que les juridictions du fond ;

30Que, dès lors, la demande ne saurait être accueillie ;

31Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

32REJETTE le pourvoi ;

33REJETTE la demande de Max Y... ;

34Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

35Etaient présents aux débats et au délibéré : M. Milleville conseiller doyen, faisant fonctions de président, Mme Batut conseiller rapporteur, MM. Pinsseau, Joly, Mmes Simon, Anzani conseillers de la chambre, M. Desportes, Mme Karsenty, M. Soulard conseillers référendaires ;

36Avocat général : M. Amiel ;

37Greffier de chambre : Mme Daudé ;

38En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
97-83.699
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 24 mars 1998, n° 97-83.699, inédit

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